REER, comptes d'épargne, dépôts à terme, placements, biens à vendre : faites le compte de votre cagnotte. Traditionnellement, la mise de fond équivaut à 25% de la valeur d'achat. Mais il existe des programmes qui permettent d'emprunter jusqu'à 95% du coût de la maison. Ces prêts sont couverts par la Société canadienne d'hypothèques et de logement ou par des assureurs privés.
Réservez une part de votre épargne pour les autres frais que vous aurez à débourser : expertise de la maison, frais de notaire, droits de mutation, déménagement, branchement des services résidentiels, etc. Ces frais représentent de 5 à 10% du montant de la transaction. Si vous manquez de liquidités, vous devrez puiser dans une marge de crédit.
Le deuxième poids dans la balance, ce sont vos revenus. On conseille de ne pas consacrer plus d'un tiers des revenus mensuels au paiement d'une hypothèque, en incluant dans ce montant les taxes et les frais de chauffage. Les prêteurs se basent sur votre revenu brut pour faire leur calcul, mais soyez plus prudent qu'eux : calculez votre capacité à rembourser d'après votre revenu net, ce que vous avez réellement en poche. Si vous avez contracté d'autres dettes, un prêt auto par exemple, la limite d'endettement avec la maison augmente à 40% du revenu.