En entrevue, ces compagnies sont unanimes : plusieurs locataires sur leur départ auront beaucoup de difficulté à se dénicher un déménageur.
«Ça fait un mois qu’on est complets, dit Stéphanie Bédard de Déménagement Idéal. Ça commence à être stressant, mais j’aime ça quand ça bouge. On a toujours quelque chose à faire.»
«Il y a presque autant, sinon plus de réservations le 30 juin et les jours précédents parce que les gens veulent éviter la cohue», indique Richard Champagne, directeur des opérations chez Déménagement Universel.
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Évidemment, qui dit augmentation de la demande dit hausse des tarifs. Dans certains cas, les prix explosent carrément.
Par exemple, chez Déménagement Universel, il en coûtera 205 $ de l’heure pour déménager le 1er juillet, 100 $ de plus qu’en temps normal.
«Certains demandent encore plus cher, précise M. Champagne. Des fois, il y en a qui peuvent demander jusqu’à 230 $ de l’heure.»
Des profits, vraiment?
Avec une telle majoration des tarifs, plusieurs peuvent être portés à croire que les déménageurs engrangent des profits astronomiques. Or, il semble que ce ne soit pas le cas.
«Comme le 1er juillet est un jour férié, je dois payer tous mes employés plus cher, en plus de la location de l’équipement, explique le propriétaire de Déménagement Héritage, Réjean Tremblay. À la fin de la journée, les profits n’augmentent généralement à peu près pas.»
M. Tremblay, déménageur depuis 32 ans, avoue même avoir déjà fait des pressions auprès du gouvernement pour changer la date d’échéance des baux. «Avant, quand ça se terminait le 1er mai, c’était beaucoup mieux pour nous. Mais maintenant, au 1er juillet, les employés font presque plus d’argent que les propriétaires.»
Dans la même veine, il se dit désolé de voir que les hausses de tarifs puissent en rebuter plusieurs qui avaient l’intention de déménager. «C’est dommage pour les clients qui doivent payer plus cher, mais il ne voient pas qu’on a pas le choix d’augmenter les prix.»